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Ils l'ont fait et vous? Composter à la maison

Grâce à leurs actions, des administrés du territoire réduisent leur production de déchets de différentes manières. Cette rubrique est consacrée à valoriser et promouvoir ces gestes exemplaires. Un ami ? Un voisin ? Un collègue ? Qui sont ces écocitoyens et que font-ils réellement ? A vous de le découvrir...

Pour cette première rubrique, c’est le compostage qui est mis à l’honneur avec le témoignage de M. Plasseraud de Montégut Lauragais.

 

SIPOM : Depuis combien de temps compostez-vous et quelle était votre motivation au compostage ?

M. Plasseraud : J’ai installé mon premier composteur il y a 5-6 ans, lors de la première campagne de vente de composteur du SIPOM. J’étais déjà sensibilisé aux problématiques environnementales : dans mon jardin je laissais la pelouse sur place après l’avoir tondue par exemple. J’ai alors décidé de continuer dans cette optique en transformant mes déchets organiques en compost pour mon jardin et mon potager. Maintenant je possède 3 poules et 2 composteurs.

SIPOM : Quels types de déchets amenez-vous dans vos composteurs ?

M. Plasseraud : J’amène dans le premier composteur tout ce qui vient de la cuisine (épluchures, coquille d’œuf, sopalin, ...), de la cendre du poêle, des fleurs fanées et de la paille issue de l’enclos de mes poules. Dès que ce composteur est rempli, je le ferme et je commence à remplir le deuxième composteur. Tous les biodéchets du premier composteur peuvent alors se dégrader en compost que je récupère directement. Les rares restes alimentaires carnés sont donnés aux poules.

Au final, aucun biodéchet ne finit dans ma poubelle 240L.

 

SIPOM : Pensez-vous qu’il y a des inconvénients à composter ? les odeurs ? le temps ? la présence d’insectes et d’animaux ?

M. Plasseraud : Je ne vois aucune contrainte particulière :

     - Je n’ai pas de problèmes d’odeur depuis que j’ai installé mes composteurs et « si on s’en occupe bien, il n’y a pas de soucis ».

    - S’occuper du composteur ne prend pas beaucoup de temps non plus. Par exemple pour l’arroser ou l’aérer, je laisse le couvercle ouvert. Quand mon bioseau est rempli, je l’amène dans le composteur. Ce petit détour est devenu une habitude et du plaisir. Pour moi, le « problème du temps » est une fausse excuse.

     - La dégradation des biodéchets n’est possible qu’en présence d’insectes et d’animaux. Mais ils vivent dans le compost ce qui ne gène pas. De temps en temps, quelques petites souris viennent s’abriter ou se nourrir dans les composteurs mais là encore c’est très bon signe.

 

SIPOM : Quel bénéfice tirez-vous du compostage ?

M. Plasseraud : Depuis la mise en place de mes composteurs, j’ai constaté plusieurs avantages au compostage : - la quantité de mes déchets ont nettement diminué le bac noir que je ne sors qu’une fois par semaine,

                       - je fais des économies sur l’engrais

                       - j’apporte à mes plantations un fertilisant plus efficace et riche. En effet, le résultat parle de lui-même avec des productions impressionnantes de fruits et légumes.  Pour moi, cette richesse du compost vient du mélange des déchets végétaux et ceux de cuisine pour les bienfaits du sol.

 

SIPOM : Quels conseils donneriez-vous à d’autres personnes pour les inciter à composter ?

M. Plasseraud : Les gens ne doivent pas avoir peur de se lancer dans le compostage. La production du compost se fait de manière autonome dans le composteur mais ils doivent être scrupuleux et « ne pas faire n’importe quoi n’importe comment ». En mélangeant bien tous les « ingrédients », la qualité finale du compost sera meilleure. Enfin, pour ceux qui ont encore un doute, la documentation du SIPOM sur le compostage est suffisante pour les aider à savoir quoi composter ou quoi faire s’il a un problème.

Allez-vous, vous aussi, commencer le compostage ?